Vous voulez savoir ? Je ne sais pas si vous le méritez. Après tout, vous n'avez pas été capables de lire à travers mon visage tous les appels au secours que je vous lançais. Peut importe. Je n'en suis pas fière. Sur le moment, j'aurai voulu m'en aller. Désolée si je n'ai pas pensé à vous. Bien sur que certaines personnes sont là. Je pense et je cite tout d'abord quelques membres de ma famille, ainsi que Chloé, Marina, Yumi, Marion, Pauline(s), Mathilde, Ludo, Margaux, Charlotte, Caroline, Anaïs, Margareth, Marie, et certaines autres personnes qui me soutiennent, mais je pense avoir vite fait le tour. Si tu n'es pas cité, et que tu penses que je n'aurai pas pu t'oublier, alors pose-toi la question. Je ne citerai personne sur ce cas là, mais je n'en pense pas moins. Une certaine personne m'a extrêmement déçue. Je m'arrête ici. Alors voilà. Je m'en irai certainement. Je peux paraitre égoïste. Ou pas. Quand je vois tout le malheur du monde, je ne cesse de vous répéter que je vais bien. Je ne veux pas être plainte. Je suis placée sous antidépresseurs, mais je ne veux pas les avaler car ils engendrent la prise de poids. C'est bête, hein ! Oui. A même pas quinze ans, l'auteur de ces textes ne vit plus. Elle survit. Il y a des soirs, où, comme ça, elle s'enfile des médicaments avec pour espoir de ne plus se réveiller. Un verre d'eau. Un cachet. Elle se dit que ça ne suffira pas. Elle en prend un deuxième, puis un troisième. Elle se cache sous ses couettes, elle y vide son corps de larmes. Sa respiration se bloque. Son c½ur cogne et se déchire à chaque inspiration. Elle s'endort, perdue, pour se réveiller. Pire que la veille. Encore du poids perdu. Je m'approche de mon but. Bientôt je volerai. J'y arriverai. Oui. J'y arriverai.
« Si tu ne reprends pas de poids, c'est l'hospitalisation. »
Je ne fais qu'en perdre. Je vous laisse faire la conclusion. A bientôt.
Merci de vos commentaires adorables.
« La souffrance, je l'apprivoise car il me faut continuer le combat. Mais comme je ne me montre plus, les pires rumeurs circulent à mon sujet, et j'en suis bien consciente. Mais ma souffrance n'est rien, comparée à celle de millions d'animaux exploités, égorgés ou mutilés. Alors je serai là, encore et toujours et ce, jusqu'à mon dernier souffle. »